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oui oui oui c'est moi

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Ma mauvaise humeur a fait beaucoup de victimes ce matin. Desole. Je ne vois meme pas pourquoi je m'escuse. Encore une preuve de ma mauvaise humeur. J'ai le droite d'etre ainsi. C'est une etat comme un autre. On ne s'escuse pas lorsque l'on est de bonne humeur. Pourtant, cela ne nous empeche pas d'en envoyer chier un ou deux de temps en temps.
Je n'arrive pas a faire d'ntersectio
n entre l'introduction et ce dont je veux vous faire part ensuite. Les deux n'ont aucun rapport. Enfin si, je pense que le faite que je ne sois pas de bonne humeur est un rapport. Quoique ca tient aussi du faite que je vais passer le weekend le plus merdique de toute mon existance, mais j'y reviendrai apres si j'ai le temps....

Je n
'arrive pas a expliquer le faite que je cherche toujours la perfection. Je veux dire par la que pour que je puisse aimer un homme, il faut qu'il soit parfait. Vous penserez certainement qu'il s'agit ici d'une affirmation purement pretencieuse. Mais ca ne l'est pas. Cette affirmation est tout sauf pretencieuse, car moi-meme, je me considere comme etant la personne la plus imparfaite du monde. Or j'ai bien consicence que la perfection n'existe pas. Comme l'imperfection d'ailleurs. C'est pour cela que je suis autant compliquee en matiere d'amour. N'allez pas penser que vouloir la perfection est une partie de plaisir. Au contraire. Je me torture l'esprit, et je me desespere car je me dit que jamais je ne serai me satisfaire du minimum.

Je me repproche
un peu plus du but de mon recit. C'est bien.
Meme lorsque je crois avoir trouve l'h
omme parfait, d'autres obstacles me font fassent. Preuve alors que meme si le dessein et parfait, les conditions qui l'entourent elles, ne le sont pas.
En aimer un qui
est aussi aime pas une autre. L'aimer quand meme. Sachant que de toute facon, il nous brisera le coeur. Comme tous les autres. On cherche la douleur.
C'est comme une pai
re de chaussures adorablement craquantes dans lesquelles on veut absolument rentrer mais qui s'y refusent pour des raisons diverses. Sauf qu'on ne me la fait pas a moi. C'est pas grave si mon pied saigne parce que le cuir et trop dure. Miserable obsession. Je prefere me trimbaler comme je peux dans les rues avec des chaussures a 250euro la semelle et soulever l'envie de tous, plutot que je jouir dans des chausses-pied qui me meritent meme pas le qualificatif de "chaussures".

Le pire, c'est que ce n'
est pas la premiere fois que je tombe dans le panneau. J'ai du mal a aimer. Mais quand j'y arrive, c'est violent et douloureux. C'est le desir qui renait, l'oublie total de ce monde insignifiant, l'arret cardiaque, une pluie d'etoiles et puis plus rien.
C'est le maneg
e dont je suis le centre qui recommence. Enfoncer index et majeur, les avaler presque. Avaler la main toute entiere. Tousser, attendre, recommencer. Une averse de bouillie visqueuse jaillit, en ressort. Ca tombe. Ca s'explose contre l'eau impur des chiottes. Un bruit sourd de vase terrible et flasque . Ca eclabousse toute la paroie. Ca remerge, et flotte a la surface. Une plaque compacte. Des grumaux abjectes se collent les uns aux autres et se confondent. Relies entres-eux par des filaments insolites, infectes. Ils sont plastifies d'un placenta baveu et repugnant. Le vil. C'est ainsi que je degorge mon degout, ma haine. Amour. Amour qui me rend malade, qui me donne envie de vomir.

J'ai e
nvie de leur gerber a la gueule. De leur crier que de toute facon, je ne l'ai aimais pas, et que se sont tous des cons. Le revers d'une medaille meme pas acquis. La pure signification d'un bonheur ephemere qui s'etalle devant moi.
L
e bonheur est vicieux. Plus encore, il est malsain.
On a
pour ordre de le chercher tout au long de notre miserable vie. Nous sommes esclaves d'un etat qui nous meprise profondement. A quattre pattes. On renifle jusqu'au moindre recoin pour trouver ne serait-ce qu'une miette de cette absurde euphorie. Le malheur lui, il nous est servi sur un plateau d'argent. L'homme doit endurer la digestion de tonnes afin d'arriver a son but.
Le bon
heur n'est pas ephemere. Il n'est qu'illusion. L'image d'un etat ou insousciance et satiete regnent. D'une ivresse encombree de rires. D'une pillule sans effets secondaires. Mais en temps que toute bonne substance illicite qui se respecte, on pousse le consommateur dans un carrosse jusqu'au ravin.
C'est ainsi que c
a marche.

Et puis il y a elle. Ell
e que je meprise, elle qui m'ecoeure, elle qui deambule telle une larve ruisselante d'hypocrisie. Je l'ignore et la rejette, c'est ma regle. Je sais bien qu'un jour viendra ou je devrai lui faire face, afin qu'elle decampe de mon chemin. C'est elle l'obstacle, elle et plein d'autre. Elle et toute une colonie qui n'est en faite que la multiplication par 10 de son etre abjecte. Ca grouille sous des fringues faussement ou vraiment griffes, ca s'excite sous un tas de fric qui ne leur appartient meme pas, ca rigole sous un maquillage L'oreal-parce-que-je-le-vaut-bien.Un rire idiot et imbecile. Breff je hais.
M
ais comme d'habitude j'y arriverai. En souffrant, comme d'habitude aussi. Mais ca va, je ne m'en plains pas. J'y prends gout meme.
Sur ceux je vous souhaite que vo
tre weekend soit plaisant, ce ne sera pas le cas du mien.
oui oui oui c'est moi

# Posté le samedi 29 avril 2006 08:15

Modifié le mercredi 03 mai 2006 07:58

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