J'ai encore mal dormis. Comme toujours depuis que je suis ici...depuis que j'ai fait cet acte irreparable qui m'a envoye tout droit en enfer. Il faut que j'arrete d'y penser, cela devient insupportable. J'ai mal a la tete et mes pupilles sont dilatees. Dans quelques minutes l'infermiere viendra m'apporter mon petit dejeuner. Qu-est ce que je hais la bouf ici. Je n'ai malheureusement plus le droit de montrer mon degout en me revoltant comme je l'ai fait ce premier matin....balancer mon plateau dans leur gueul m'a fait atterir dans une chambre a part.
5 jours, 49 mimutes et 16 secondes que je me suis reveillee pour la premiere fois. Les mains bandees d'un linge ensanglante. Il m'a fallut du temps pour me souvenir.Oui...4h50 au Cabaret. 5 grammes. Et plusieurs bouteilles. Fracture au crane et mains razotees pour mettre frottee et roulee dans les debris tranchants des miroirs au dessus des lavabos . Pas grave. Papa arrangera le coup avec son avocat pour que je puisse sortir de cet asil plutot que prevu et pour que l'affaire soit dissimulee. La deuxieme page vaut toujours mieu que la premiere dans des circonstances comme celle-ci.
Je me leve et vais au chiottes. Je suis cencee que trimballer avec cette tige sur roulette a laquelle est suspendue une poche immonde pleine de sang. Mais comme toujours, je m'en fou. Etre dans un hopitale jonche d'endicapes et d'infermiers qui vous parlent comme si vous etiez autiste, me pousse encore plus a violer les regles.
Je sors de ma chambre, dans le couloir, et me dirige vers la cafet'. Un gardien m'interroge et je l'envoie chier. Les imbeciles et les pervers me regardent dehambuler dans cette robe blanche informe. Ils font des gestes et poussent des cris incenses. A cote d'eux, je me trouve normal. Presque trop. Je ris de moi-meme, de tout ce cinema pour avoir trop fait la fete.
Je marche toujours. Un couloir blanc qui ne semble jamais se finir. Les murs sont vides, le sol est niquelle. Pire encore que le parterre marbre de mon entree que la bonne astique 10 fois par jour.
J'ai oublie ou je voulais aller. Ah oui, la cafet'...
Mes yeux tombent, je n'ai plus envie de reflechir. Juste m'allonger et penser a lui. Lui et ses mains crispees sur ma peau...mes interminables noyades dans ses yeux limpides...cet effervescence de rires et de plaisir...ses levres contres les miennes... sa voix qui me rend folle...lui que je ne reverrai plus jamais...parce qu'il est mort bordel! Il est mort et tout est finit. Ma vie s'est envollee avec lui.
Des larmes coule sur mes joues, mais je ne fais aucun effort pour les en empecher. En temps normal, je me serrais empressees d'enfoncer mes enormes lunettes Prada sur mon nez, mais la, je m'en fou. Je suis epuisee de tout ce monticule de tares en robes blanches...ces effluves de medoc et de desinfectant qui me font peter les narines. J'ai envie de tout casser.
Je m'effondre. Glisse contre le mur trop brillant.
Mon ange defunt survole l'espoir indefinit qui brille encore dans mes yeux. Il caresse mon ame desechees par la solitude, autrefois imbibee de passion. Je me frotte contre les abimes de la verite. Seule devant l'infinie noir, je me perds dans les neons de cet hopital. Je suis eblouie d'horreur. Je ne veux pas y croire.
Je prends un plateau et commence a devaliser les etaloirs.Tout est a moitie moisi. Ca ne ressemble a rien. Je demande qu'on me remplisse mon assiette. Je me serre de tout. Mon plateau deborde de nourriture que je ne mangerai pas. Je jette tout a la poubelle.
Sur les marches qui menent a la bibliotheque, j'appercois David. Un mec qui baise tout ce qui bouge, qui est accros aux boites, et qui ne pense qu'a taper. Un peu comme moi. Il est la depuis 3 mois. C'est un salaud. Comme toute les personnes sur cette terre, je le deteste. Je vais quand meme lui parler parce que je n'ai rien d'autre a faire. Il me demande comment je vais, et je ne lui reponds pas. Il me dit que ce soir, un de ses potes viendra lui donner 4 doses et qu'il m'en passera. L'acide c'est pas mon truc, mais quand nous n'avons rien d'autres a nous foutre dans le corps, et bien on fait avec. Je le rejoindrai devant sa porte a 23h30, on s'explusera 2 doses dans les veines et il me baisera.
Mon train de vie vous derange ? On vit le malheur comme on l'entend. Coincee entre un amour defunt et un avenir de debauche, je vais errer ainsi pour le restant de ma vie. Je suis et resterai une pute, une pute de luxe. Une de celle qui cherche la jouissance et non l'argent.
Je ne trouve pas de fin a ce texte. J'ai laisse libre court a mon imagination pendant quelques heurs...
5 jours, 49 mimutes et 16 secondes que je me suis reveillee pour la premiere fois. Les mains bandees d'un linge ensanglante. Il m'a fallut du temps pour me souvenir.Oui...4h50 au Cabaret. 5 grammes. Et plusieurs bouteilles. Fracture au crane et mains razotees pour mettre frottee et roulee dans les debris tranchants des miroirs au dessus des lavabos . Pas grave. Papa arrangera le coup avec son avocat pour que je puisse sortir de cet asil plutot que prevu et pour que l'affaire soit dissimulee. La deuxieme page vaut toujours mieu que la premiere dans des circonstances comme celle-ci.
Je me leve et vais au chiottes. Je suis cencee que trimballer avec cette tige sur roulette a laquelle est suspendue une poche immonde pleine de sang. Mais comme toujours, je m'en fou. Etre dans un hopitale jonche d'endicapes et d'infermiers qui vous parlent comme si vous etiez autiste, me pousse encore plus a violer les regles.
Je sors de ma chambre, dans le couloir, et me dirige vers la cafet'. Un gardien m'interroge et je l'envoie chier. Les imbeciles et les pervers me regardent dehambuler dans cette robe blanche informe. Ils font des gestes et poussent des cris incenses. A cote d'eux, je me trouve normal. Presque trop. Je ris de moi-meme, de tout ce cinema pour avoir trop fait la fete.
Je marche toujours. Un couloir blanc qui ne semble jamais se finir. Les murs sont vides, le sol est niquelle. Pire encore que le parterre marbre de mon entree que la bonne astique 10 fois par jour.
J'ai oublie ou je voulais aller. Ah oui, la cafet'...
Mes yeux tombent, je n'ai plus envie de reflechir. Juste m'allonger et penser a lui. Lui et ses mains crispees sur ma peau...mes interminables noyades dans ses yeux limpides...cet effervescence de rires et de plaisir...ses levres contres les miennes... sa voix qui me rend folle...lui que je ne reverrai plus jamais...parce qu'il est mort bordel! Il est mort et tout est finit. Ma vie s'est envollee avec lui.
Des larmes coule sur mes joues, mais je ne fais aucun effort pour les en empecher. En temps normal, je me serrais empressees d'enfoncer mes enormes lunettes Prada sur mon nez, mais la, je m'en fou. Je suis epuisee de tout ce monticule de tares en robes blanches...ces effluves de medoc et de desinfectant qui me font peter les narines. J'ai envie de tout casser.
Je m'effondre. Glisse contre le mur trop brillant.
Mon ange defunt survole l'espoir indefinit qui brille encore dans mes yeux. Il caresse mon ame desechees par la solitude, autrefois imbibee de passion. Je me frotte contre les abimes de la verite. Seule devant l'infinie noir, je me perds dans les neons de cet hopital. Je suis eblouie d'horreur. Je ne veux pas y croire.
Je prends un plateau et commence a devaliser les etaloirs.Tout est a moitie moisi. Ca ne ressemble a rien. Je demande qu'on me remplisse mon assiette. Je me serre de tout. Mon plateau deborde de nourriture que je ne mangerai pas. Je jette tout a la poubelle.
Sur les marches qui menent a la bibliotheque, j'appercois David. Un mec qui baise tout ce qui bouge, qui est accros aux boites, et qui ne pense qu'a taper. Un peu comme moi. Il est la depuis 3 mois. C'est un salaud. Comme toute les personnes sur cette terre, je le deteste. Je vais quand meme lui parler parce que je n'ai rien d'autre a faire. Il me demande comment je vais, et je ne lui reponds pas. Il me dit que ce soir, un de ses potes viendra lui donner 4 doses et qu'il m'en passera. L'acide c'est pas mon truc, mais quand nous n'avons rien d'autres a nous foutre dans le corps, et bien on fait avec. Je le rejoindrai devant sa porte a 23h30, on s'explusera 2 doses dans les veines et il me baisera.
Mon train de vie vous derange ? On vit le malheur comme on l'entend. Coincee entre un amour defunt et un avenir de debauche, je vais errer ainsi pour le restant de ma vie. Je suis et resterai une pute, une pute de luxe. Une de celle qui cherche la jouissance et non l'argent.
Je ne trouve pas de fin a ce texte. J'ai laisse libre court a mon imagination pendant quelques heurs...